Le porte-monnaie électronique était un instrument de paiement qui permettait de régler des achats d’un faible montant. A l’époque il est commercialisé sous la marque Moneo et est utilisé en France entre 1999 et 2015. Ce système est alors alimenté en unités correspondant à une somme d’argent créditée par le titulaire. Il permet d’effectuer des achats d’un montant inférieur à 30 €. Et son montant ne peut excéder 100 €. Ce service de paiement était donc censé constituer une alternative au cash pour les petits achats. Malheureusement cette innovation française qui partait pourtant d’une très bonne idée n’a pas rencontré le succès.

 Vocation du dispositif  

Il permet aux banques de limiter le besoin de fournir des billets et des pièces de monnaie. Cette gestion s’avérant coûteuse du fait du personnel affecté aux différents traitements. Cela peut éviter les vols au niveau des distributeurs automatiques, cabines de téléphone, etc. Les commerçants, de leur côté, peuvent diminuer la gestion des fonds de caisse. Moins de risque sur les chèques et un moindre coût que celui de la carte bancaire. Quant aux usagers l’avantage de réduire l’encombrement des pièces et des billets est évident. Plus besoin de se munir de cartes affectées à un type de prestation tel que parking, vélib ou autre. Son plus gros succès : la carte étudiante Moneo. Ainsi, 1,5 million d’étudiants peuvent  régler le resto U, leurs photocopies ou encore la laverie grâce à cette carte dédiée. Ce moyen de paiement sans code d’accès reste anonyme et peut permettre l’accès aux services bancaires à des populations non bancarisées.

Sa disparition 

La complexité du système réduit l’attrait de la formule. Le coût pour les commerçants qui doivent tenir les terminaux de paiement à jour et qui supportent une commission sur les transactions. L’obligation pour l’utilisateur de se déplacer pour recharger ou de le faire devant tout le monde à la caisse. La modicité des montants chargeables… autant de points qui mettent à mal l’originalité du service. Par ailleurs, de plus en plus de cartes bancaires offrent maintenant la possibilité de paiement sans contact pour des montants inférieurs à 30 €. Le désengagement des banques françaises en 2010 puis l’arrivée, en 2014, du groupe BPCE sur le marché étudiant sonnent le glas de ce système de transactions.

 

 

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